L’effroi

Il y a un an, j’annonçais officiellement à mon entourage que je participais à l’Académie de l’Imaginaire. J’ai donc fait partie des 24 candidats retenus. La sélection s’est faite sur la base d’une histoire de 2000 caractères maximum à envoyer avant le 20 décembre. Il n’y avait aucune autre contrainte, si ce n’est que le texte devait appartenir au domaine de l’imaginaire (ce qui est donc très vague).

C’est donc cette histoire que j’ai décidé de vous faire découvrir aujourd’hui 🙂 C’est une histoire fantastique et horrifique. Mais bon, sur 1610 caractères que fait ce petit récit, vous ne devriez pas faire de cauchemar… Normalement 😉

effroi

En cette froide nuit de novembre, Alex se dirigeait vers son appartement après une dure soirée de travail dans un café d’une rue adjacente. De nos jours, un petit boulot le soir n’était jamais de trop pour se faire un peu d’argent. Mais cela signifiait aussi rentrer seulement une fois la nuit tombée, et ce n’était pas toujours très sûr dans les rues plus ou moins mal famées de la ville. Parfois, des pas se faisaient entendre dans son dos, le genre qui donne l’impression que quelqu’un nous suit. Alex avait beau savoir que ce n’était qu’un mauvais tour de son imagination et de sa paranoïa, cela ne l’empêchait pas de se méfier et d’accélérer le pas, parfois même inconsciemment.
Pourtant, l’étrange sentiment que, ce soir, ce n’était pas une simple psychose montait lentement mais sûrement dans sa poitrine. Le bruit des pas semblait se rapprocher. Un son de respiration rauque et un peu haletante commençait à se faire entendre.
Alors, Alex se mit presque à courir. La porte de son appartement n’était plus qu’à quelques mètres. Néanmoins, sa main ne put jamais atteindre la poignée. Tel un insecte pris dans la toile d’une araignée, son dos se retrouva cloué au sol et chacun de ses membres dans l’incapacité totale de bouger, entravés par ce qui semblait être des serres. Mais le pire était sans doute cette horrible haleine, aussi toxique et putride que l’odeur d’un cadavre en décomposition. Les yeux rouges, enfoncés dans une tête difforme aux contours indéfinis, qui fixaient les siens furent la dernière chose qu’Alex put voir avant de rendre son dernier souffle dans un cri d’effroi et de douleur.


J’en profite pour vous poser la même question que j’ai posée à mon entourage après la lecture de ce texte : comment avez-vous imaginé Alex ? Garçon/fille, âge, … ?
Parce que, oui, le manque de détails est totalement voulu. Aucun mot ne permet de définir précisément le genre d’Alex ni son âge. J’ai tenté d’écrire le texte le plus neutre possible. C’était à la fois intéressant pour l’exercice d’écriture en lui-même, mais aussi de voir les différentes perceptions des gens, selon leur vécu et leurs goûts 🙂

Pour ceux qui se demandent, il n’y aura malheureusement pas d’Académie de l’Imaginaire en 2017. Mais leur message laisse penser qu’il y aura sûrement une cession en 2018 🙂 Pour les intéressés, vous avez donc une année entière pour vous préparer et vous entraîner avec les sujets de l’année qui vient de s’écouler 😉 Et, croyez-moi, certains ne sont pas aisés !

Je publierai mes autres textes au fur et à mesure de l’année à venir.

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3 réflexions sur “L’effroi

  1. Bonsoir !
    Très intéressant, ce petit texte. On sent qu’il y a du travail pour poser une ambiance malaisante, à défaut d’effrayante. C’est très court, c’est dommage 🙂
    J’ai imaginé Alex comme un jeune homme, moins de 25 ans x)

    Aimé par 1 personne

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